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La neige en août

  • Le « média bashing »

    Début avril 2017 lors d’un meeting à Bordeaux, Marine Le Pen s’en est pris violemment aux médias, journalistes et patrons de presse confondus, les accusant de « tenter de l’atteindre de leurs flèches venimeuses » en la dénigrant. Elle a fait huer certain d’entre eux. Toujours en avril 2017 après que Le Monde a révélé, documents à l’appui, que des fonds européens avaient servi à rémunérer certains de ses collaborateurs, le FN a violemment attaqué le quotidien. Tout au long de la campagne Marine Le Pen s’est employée à accuser l’audiovisuel public de partialité : la présidente de France Télévisions serait « dans une relation amicale » avec Emmanuel Macron, le service public « roulerait pour Monsieur Macron », une journaliste aurait « mangé des yeux » le candidat d’En Marche lors d’une interview. Quant à l’AFP, elle serait « une usine à ragots diffamatoires ». Selon Marine Turchi, la spécialiste du FN à Mediapart, la jeune génération des dirigeants et militants serait beaucoup plus intolérante envers les journalistes, car elle souhaite maîtriser totalement l’image de son parti. Comme beaucoup d’autres acteurs de la société, ils comprennent mal la différence entre information et communication. Le « média bashing » a aussi été le fait d’autres formations politiques. Des journalistes ont été hués lors de réunions de François Fillon. Certains ont failli être molestés. D’autres ont reçu des menaces de mort. Le candidat n’a pas condamné ces faits, invitant les journalistes « à se demander [s’ils ont] zéro responsabilité dans cette situation ». Cette ambiance conduit parfois au coup de sang. Agacé par les questions répétées sur un thème qu’il jugeait hors sujet lors d’un déplacement de campagne, Jean-Luc Mélenchon qualifie le journaliste importun de « sale con » et de « hyène » et demande à un de ses assistants de le jeter dehors. Lors des élections législatives, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a arraché violemment le micro qu’un journaliste de La Chaîne Parlementaire tendait vers lui et l’a posé sur le capot de son véhicule. On notera enfin, dans ce chapitre sur les élections, la généralisation de la fourniture d’images sur mesure par les partis politiques à l’occasion de leurs meetings. Les télévisions, si elles le signalent quasi systématiquement semblent hélas s’en être accommodées. Cette volonté de renverser les rôles en matière de choix des sources (c’est au journaliste de les sélectionner et pas l’inverse) persiste sous des formes parfois insidieuses ou perverses. Notamment par un usage dévoyé du droit de réponse. La Voix du Nord, en particulier son agence d’HéninBeaumont, s’estime victime d’un véritable harcèlement de la part de la municipalité Front National dirigée par Steeve Briois. En un an et demi, le journal a reçu trente-cinq demandes de droit de réponse. Il est régulièrement écarté des réunions publiques organisées par la mairie.

  • Des odeurs étranges

    Récemment, j'ai participé à un cours d'oenologie à Rouen. Un domaine que, à ma grande honte, je connais encore très peu. Lors de ce cours, nous nous sommes entre autres choses intéressés aux odeurs qu'il est possible de percevoir dans un vin, et j'ai appris que ces odeurs se séparaient en plusieurs grandes familles. Pour ceux qui sont comme moi de parfaits néophytes en la matière, il faut savoir que quand on décrit les odeurs d'un vin, on procède par comparaison. C'est que les noms scientifiques sont totalement impénétrables et impossibles à retenir : il est donc plus simple de parler d'un parfum de rose plutôt que d'une odeur de géraniol ! Voici les différentes familles d'odeurs qui m'ont frappé à l'occasion de ce cours. Les odeurs végétales, en premier lieu. Elles sont souvent désagréables : on parle dans ces cas-là d’odeurs herbacées, comme le géranium. Mais il existe bien sûr des odeurs végétales nettement plus agréables, parfois même très fines, comme la fougère dans certains vins blancs de Bourgogne. Il y a aussi des notes plus évoluées de sous-bois que l'on retrouve dans la fragrance des grands pomerols. Les odeurs animales se retrouvent quant à elles dans les vins évolués : une odeur de fourrure dans les Saint-Emilion, de venaison dans certains Corbières... Certaines sont cependant désagréables, comme celle de souris due à une levure (dont j'ai oublié le nom). Les odeurs chimiques sont enfin habituellement des défauts : on peut par exemple citer l'odeur d'allumette soufrée due au mercaptan, etc. Bref, autant dire que le sujet est riche. Ceci dit, tout ça est bien moins complexe qu'il n'y paraît ! Examiner l'odeur d'un vin s'avère surtout être un exercice très plaisant. Et ce d'autant plus que ce qu'on sent varie d'un individu à l'autre : il n'y a donc pas à se juger lorsque les réponses différent. Il est inutile de se sentir mal quand on ne sent pas le jasmin là où d’autres la sentent. Parce que, finalement, chacun aura un avis différent à propos d'un même vin. Si vous souhaitez en apprendre plus sur le vin, testez donc les cours d'oenologie : on y apprend énormément de choses, et dans une ambiance conviviale. Tenez, je vous mets en lien le site de ce cours. A lire sur le site internet de cette expérience de cours d'oenologie à Rouen.

  • Il neige en août

    Bien sûr, c'est une expression. Il ne neige pas vraiment en août. Du moins, pas sous nos latitudes. Qui plus est, on est en février, ce qui rend l'affirmation absurde. Mais tout de même, il neige en août. Il suffit d'observer le fil d'actualité durant quelques jours pour se rendre compte que le dérèglement n'est pas que climatique : il est général. Il suffit de porter son regard vers le lointain ouest où un bouffon de téléréalité a été élu président, et où des démocrates s'extasient à l'idée qu'une autre vedette de téléréalité (Ophrah Winfrey) lui succède.

    Plus près de nous, il suffit de loucher vers nos amis du septentrion pour voir un pays préférer l'isolement à la mondialisation. Et quand ils s'essaient à construire un mouvement comme celui d'En Marche, ils en oublient l'ingrédient principal : le leader capable d'incarner ce nouveau souffle ! 

    Bien sûr, il s'agit là de deux exemples tirés du monde anglo-saxon, mais ce dernier étant (ou ayant été) le leader mondial durant des décennies, il donne forcément un peu le ton (voire le la) de la folie ambiante.

    Il y a donc matière à réflexion et je ne doute pas que ce petit blog que je consacre à l'actualité aura fort à faire pour démêler les fils déments de notre actualité ! Bienvenus, donc, dans un sacré casse-tête ! :)