Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Présidentiellement vôtre

    Les élections qui auront lieu en mai prochain seront déterminantes pour notre avenir. Malgré ça, pour la première fois de ma vie, j'ignore à qui ira mon vote. Et apparemment, je suis loin d'être le seul dans cette situation ! Il y a quelques jours, j'ai en effet assisté à un incentive à Rome où j'ai discuté de cette question avec quelques participants. Et je me suis aperçu que pas mal de gens pensaient en fait comme moi : ils s'accordaient comme moi sur la dimension de ce scrutin, mais ne savaient pas pour autant pour qui voter, parce qu'aucun challenger ne trouvait vraiment grâce à leurs yeux. Le manque de choix n'est pas en cause, pourtant. Les candidats nous proposent de fait des directions vraiment contrastées pour le pays. Entre la ligne dure de Fillon et la pseudo-révolution de Macron, ce n'est certes pas le choix qui manque. Malheureusement, aucun des candidats actuels n'a l'air d'être une solution viable ; tous sont irrecevables. Fillon, qui a arrosé toute sa famille avec l'argent public. Macron, dirigé par Rotschild. Hamon qui est prêt à dilapider à tout-va l'argent qu'il n'a pas. Marine, qui veut nous faire sortir de l'Europe... Pour moi, ces candidats planent complètement ; ils avancent des solutions complètement chimériques. Et chacun d'eux nous fera un tort considérable, s'il est élu. Voilà où nous en sommes, en réalité : les principaux challengers sont inenvisageables. Du coup, je crois que je vais m'intéresser un peu plus aux outsiders dont les médias ne parlent jamais. Ils sont oubliés du public, mais il est possible que certains créent la surprise par la suite. Pour commencer, lorsque les élections commenceront vraiment, l'égalité de temps de parole sera respectée : ces personnes profiteront donc d'une visibilité nettement accrue. Ensuite, si beaucoup d'électeurs sont dans mon cas, les anti-systèmes pourraient pour la première fois faire la différence en France, du simple fait que le ras-le-bol des élites et des faux anti-systèmes est à son comble. Même si ça a peu de chances d'arriver, il faut être honnête. ^^' Quoi qu'il en soit, cet incentive à Rome m'a bien plu. Voici le site de l'agence à laquelle nous avons fait appel, si vous voulez jeter un coup d'oeil au programme des festivités. A lire sur le site internet de cette activité incentive en Italie.

  • Le cas de l’automobile et l’interface homme-machine

    L’automobile, qui a reposé sur l’invention du moteur à combustion interne, technologie-clé de la deuxième révolution industrielle, est l’industrie emblématique du XXe siècle en Occident, au cœur des mutations non seulement technologiques mais également sociales, en offrant à la population ce qui était auparavant impensable : la mobilité individuelle. L’histoire industrielle ne va pas sans rebondissements, rappelle Sylvain Allano. À l’aube de son développement – entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle – l’industrie automobile misait sur le moteur électrique qui avait le double avantage d’être fiable et peu bruyant. Le moteur thermique à combustion interne est pourtant parvenu à le supplanter, notamment grâce aux progrès spectaculaires de l’aéronautique. Cet âge d’or du moteur à combustion interne arrive-t-il aujourd’hui à sa fin et allons-nous voir le retour triomphal du moteur électrique ? C’est en tout cas une question à laquelle réfléchissent aujourd’hui tous les constructeurs. L’industrie automobile est d’ores et déjà entrée dans un nouveau paradigme lié à l’arrivée des matériaux composites. En outre, les progrès des capteurs et des capacités de traitement numériques rendent les voitures de plus en plus autonomes et font de l’interface homme-machine un enjeu central. C’est sans doute là que se trouve la véritable révolution. Le développement de l’intelligence artificielle est une étape-clé, indispensable pour assurer une sécurité optimale, condition sine qua non de l’essor du véhicule autonome. Les questions de cybersécurité et de liberté de mouvement – qui a le contrôle in fine du véhicule ? – se révèlent de plus en plus cruciales. Le secteur de l’industrie automobile s’est adapté aux changements apportés par le numérique en promouvant l’innovation ouverte, par exemple en ouvrant les laboratoires ou en ayant recours à des robots collaboratifs. La course à l’innovation a également modifié le recrutement car elle a engendré une demande de travailleurs hautement qualifiés qui devrait rester élevée dans les années à venir. Autre bouleversement dans ce secteur : les données jouent désormais un rôle central. La question de la valeur qui leur est associée reste cependant posée. Les informations relatives à l’état de la route sont ouvertes alors que les données relatives au fonctionnement du véhicule appartiennent au seul constructeur. La valeur est-elle plutôt déterminée par la nature des données ou par la capacité à les capter et à les transmettre à la tierce partie qui saura les exploiter ? Quel est l’impact des technologies numériques sur la chaîne de valeur ? S’agit-il d’une création ou plutôt, dans la plupart des cas, d’un transfert de valeur entre acteurs ? Les nouveaux acteurs des technologies numériques participent fortement à ces transformations des chaînes de la valeur. Tesla Motors, par exemple, cherche à diffuser largement le véhicule électrique. Le succès d’une telle stratégie suppose cependant des coûts de production abordables – un défi de taille. Les comportements des utilisateurs orientent aussi les évolutions technologiques, ainsi que l’illustre l’économie du partage, dont Blablacar est la principale figure française. Ces nouveaux modèles transforment la relation de l’industrie automobile à ses clients : de propriétaire d’une automobile, le client passe au statut d’usager d’un service de mobilité, ce qui affecte en retour les constructeurs amenés à concevoir des véhicules plus résistants, adaptés à des usages partagés. C’est déjà le cas aujourd’hui pour un service comme Autolib. L’un des enjeux reste évidemment le contact direct avec l’utilisateur. Par le passé, le marketing commençait par imaginer un véhicule, puis cherchait les clients qui pouvaient correspondre à cette offre. Aujourd’hui, c’est la demande des utilisateurs qui génère l’offre. Et demain, l’enjeu pour les constructeurs consistera à maintenir ce contact direct, malgré les nombreux acteurs qui se pressent pour tenir ce rôle.